Petite histoire du comité BD


En 1981 un petit groupe de bibliothécaires, amateurs de BD, se sont réunis à la Bibliothèque de Saint-Michel-sur-Orge pour analyser et sélectionner , dans le cadre d’un comité de lecture, la production de Bandes Dessinées. Mais comment se procurer chaque mois les nouveautés ? Après négociations et promesse d’achat d’un certain nombre de BD par les bibliothèques participant au comité, La Librairie « Album », Rue Dante à Paris, a accepté de déposer chaque mois les nouveautés à la Bibliothèque de Saint-Michel avec possibilité de retour des albums non retenus . Les participants se partageaient les nouveautés , discutaient de chaque album au cours d’une réunion mensuelle, et un compte-rendu rédigé en commun était distribué aux bibliothécaires de l’Essonne et du Val de Marne. Ce nouveau comité a fonctionné ainsi dans la joie et la bonne humeur, donnant lieu parfois à la belle saison à des réunions « bucoliques » avec pique-nique à la clé ! En 1988 ( ou 1989), la relève a été assurée par la bibliothèque de Chilly-Mazarin, puis par celle de Paray-Vieille-Poste...
A la rentrée 2008 la bibliothèque de Brétigny s'est portée volontaire pour perpétuer la tradition, l'office est assuré par la SFL.


Maguy Vaillon.

30 juillet 2010

Histoires de Kisaeng



T3 : Saison après saison


Scénario et Dessin : Kim Dong Hwa


Editeur : Paquet


ISBN : 9782888903406


Prix : 9.95 €


Public : Ados/Adultes



Résumé :


Dans une Corée encore féodale, le destin de deux jeunes filles issues des classes les plus pauvres. Confiées à une vieille courtisane, elles vont apprendre à devenir des kisaeng, l'équivalent coréen des geishas. Après La bicyclette rouge et Histoire couleur terre, Kim Dong-Hwa revient avec une autre série en trois tomes, Histoires de Kisaeng. Tout comme pour son œuvre précédente, il choisit comme décor une Corée encore médiévale et y explore le monde des kisaeng, équivalent des geishas, rempli de codes bien établis et où le jeu de la séduction atteint des sommets de subtilité.

Sabrina - Bibliothèque d’Arpajon







Les enfants de l’envie


Scénario et dessin : Gabrielle Piquet

Editeur : Casterman
Collection : Ecritures
Paru en avril 2010

Prix : 14€

Public Ados /Adultes




Résumé :
Né d'un père américain dont il ne connaît que le prénom, Basile nourrit son imaginaire à grands renforts de peinture. Une obsession renforcée par le silence troublant de sa mère. Une composition originale et maîtrisée. L'histoire : (Panète Bd.com)
« Basile est blasé. Le trentenaire a fait le tour de son célibat ou plus certainement, de la totalité des filles inscrites à l’agence matrimoniale chargée de trouver chaussure à son pied. Alors tant pis : il ira se désinscrire et continuera de vivre chez maman. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, il était sûr de son charme : son coté américain lui semblait être un formidable atout. Le seul problème c’est qu’à Laon, des semi-amerloques il y en a légion : l’armée américaine y a eut une base aérienne pendant 15 ans… Son père, Basile n’en connaît que le prénom : Henry. Le bonhomme a séduit un soir sa mère et puis il est reparti aux USA. Depuis, Basile se contente de le rêver ou de peindre avec obsession New York. Un peu comme si, par magie, il allait enfin, d’un coup de pinceau, faire jaillir ce géniteur inconnu du tableau. Sa mère, quant à elle, s’est toujours refusée au moindre commentaire, préférant s‘enfermer dans sa passion pour le piano… Il y a peu de temps que Basile a refait surface à Laon, abandonnant ses études aux beaux arts pour retrouver sa ville, son copain Rémi, mais aussi les souvenirs parfois douloureux du passé américain de la cité…

Mon avis : Gabrielle Piquet utilise pour servir son récit un trait noir très fin transparent. Les personnages ont l’air d’être souplement dessinés d’un seul trait parfois très épuré. C’est cette manière ultra délicate de croquer ses personnages qui nous les rend encore plus attachants. En l’absence de case l’auteure va parfois jusqu’à juxtaposer, entrelacer certaines scènes ce qui donne à l’ensemble une grande fluidité. Une « intelligibilité » graphique qui, à l’instar du scénario, fait de cette lecture un moment singulier et touchant. Un vrai coup de cœur en ce qui me concerne !!!
♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

01 juin 2010

Le Chasseur


Série : PARKER

Auteur : Darwyn COOKE, d’après Richard STARK
Editeur : DARGAUD

ISBN : 978-2-2O5-O6472-8


19€


Résumé :
Parker, un gangster froid et brutal, arrive à New York pour se venger. Il veut retrouver Lynn, sa femme qui a manqué de le tuer, et les 4O.OOO dollars dérobés par son partenaire. Pour arriver à ses fins, il est prêt à tout.

Critique :
Darwyn COOKE, dessinateur connu pour avoir repris Le spirit de Will EISNER adapte ici Richard STARK plus connu sous le nom de Donald WESTLAKE, célèbre auteur de polars noirs.
Résultat : un choc ! Une narration dynamique et très cinématographique. Un style graphique en noir, blanc et bleu s’inspirant des illustrations de mode des années 60 et recourant à l’utilisation de trames.
Un coup de coeur !

21 mai 2010

Aspic - Détectives de l’étrange





T. 1 – La Naine aux ectoplasmes




Scénario : Thierry Gloris
Dessin et couleurs : Jacques Lamontagne


Edition : Quadrants
14.30 €


Résumé :
Dans le Paris du XIXe siècle, Auguste Dupin, fin limier et scientifique pointilleux, enquête sur la disparition de la plus célèbre des médiums. Il est secondé par Flora Vernet, mais l'extravagante jeune femme sort de Polytechnique et se verrait bien voler de ses propres ailes...

Dès la première page, cette BD m’a plu : un personnage loufoque parlant un franglais désopilant, le tout dans des couleurs superbes. Cette première impression m’a suivie tout le long de ma lecture : le ton comique de beaucoup de dialogues, le dessin, l’intrigue, l’époque : tout m’a séduite.
Deux petits bémols toutefois : l’écriture est trop petite, et certaines scènes manquent parfois de détails afin que l’on ne se perde pas.
Malgré cela, BD fraîche, jolie et accrocheuse : à lire.

Bérangère – Bib Etampes

30 avril 2010

Washita T .1 et 2


Scénario : Séverine Gauthier
Dessins : Thomas Labourot
Couleurs : Christian Lerolle

Editions : Akiléos

978-2-505-00677-0
978-2-505-00609-1
13,50 €


Résumés :


Tome 1 (paru en juin 2009)
En Amérique du Nord, bien avant l'arrivée des hommes blancs, le chasseur Equani, inquiet de trouver de plus en plus d'animaux atteints d'une étrange maladie, décide de partir vers l'ouest pour découvrir l'origine de ce phénomène. Le Cherokee a pour mission de rétablir l'équilibre rompu entre sa tribu et la tribu des daims, frappées par une maladie qui laisse sur la peau d'étranges marques noires. Il espère trouver aussi les traces de celle qui hante ses rêves, la mystérieuse Washita. Or son rival, le guerrier Asgina, et sa mère, la terrible sorcière Sigli, veulent le tuer et s'emparer de Washita.


Tome 2 (paru en octobre 2009)
Au fil de sa recherche où il doit notamment affronter des ours fantastiques, Equani constate que le mal s'étend bien au-delà de son pays. Poursuivi par la bande d'un rival déterminé à l'éliminer, le jeune chasseur accepte d'emmener avec lui la petite-fille du chef d'un village, seule rescapée de l'épidémie.


Avis : (crdp Poitiers)
Le graphisme sec, stylisé, accrocheur et dynamique de Thomas Labourot se dote ici d'une mise en couleurs somptueuse de Christian Lerolle. Washita est de fait une histoire indienne savoureuse, ambitieuse, exceptionnelle, entre mythe et réalité, entre rêve et cauchemar, une histoire faite de silences ou d'actions spectaculaires qui confèrent à ces pages une force incroyable.


A mon avis :
Une série originale qui plonge dans les légendes, rites et coutumes amérindiennes avant l’apparition de « l’homme blanc », servie par un graphisme époustouflant.
Je demandais cette série à la SFL depuis longtemps et je ne suis pas déçue !
A avoir absolument !

06 avril 2010

L’appel



Enfants d’ailleurs t. 4


Scénario : Nykko
Dessins : Bannister



Editions : Dupuis
Isbn : 978-2-8001-4425-2


2010

9,95€

Jeunesse

Résumé :

Dans les trois premiers albums, quatre enfants découvraient par hasard dans la maison du grand-père de l’un d’entre eux, Rebecca, un passage vers un autre monde. La mise en route involontaire d’un projecteur professionnel leur avait permis d’activer ce passage qui s’est rapidement refermé suite à un accident. Rebecca, Maxime, Théo et Noé se retrouvaient ainsi prisonnier d’un monde parallèle inconnu. Ils étaient confrontés à mille dangers. Ils devaient traverser ce monde pour retrouver l’une des portes qui pourrait leur permettre de regagner leur réalité, tout en évitant les ombres et d’autres animaux féroces. Les quatre enfants apprirent à vaincre leur peur et à s’entraider pour échapper au danger.

Les enfants sont donc de retour dans notre monde réel dans le début de ce quatrième tome. La petite Rebecca, rescapée du génocide des Tutsis au Rwanda, est terrassée par un mal incurable. Elle est à l’hôpital et les médecins s’accordent à dire qu’elle est dans une situation désespérée. Un fantôme lui rend visite et lui redonne de la vigueur. Il la guide vers une grotte où ses amis ont planqué le projecteur et les affaires de son grand-père qui sont en relation avec l’autre monde. L’origine du mal de Rebecca se trouve forcément dans l’autre monde et elle ressent le besoin d’y retourner pour y trouver un remède. Mais ne serait-ce pas un piège que lui tend le Maître des Ombres ?

Dans le premier cycle, les auteurs abordaient des thématiques parfois très dures, comme par exemple la mort, le génocide rwandais ou la violence de certains parents à l’encontre de leurs enfants. Ceux-ci sont évoqués de manière délicate et intelligente, provoquant ainsi un double niveau de lecture.

Avis :

Ce premier tome d’un nouveau cycle qui s’amorce nous plonge à nouveau dans une ambiance mystérieuse, un peu sombre. Des sentiments très forts unissent les personnages. C’est également au cours de ce tome que le père Gab en personne, fait son apparition !!
Un série très réussie car parfaitement en adéquation avec le gout des enfants pour les mondes imaginaires peuplés de créatures .Ils auront également facilité à s’identifier aux personnages dont les tempéraments sont pourtant loin d’être lisses.
A garder sans conteste. Pour ceux qui n’auraient pas encore acheté le premier cycle, il vient de sortir en intégrale au prix de 15,50 euros.

Grandeur et humiliation


Série : Ida, t.1

Scénario et dessin : Chloé Cruchaudet


Edition : Delcourt

ISBN :978-2-7560-1539-2

2009


Adultes



Résumé :

Ida, vieille fille dans son manoir suisse, passe ses journées au lit, tourmentée par d’innombrables maux qu’aucune médecine ne parvient à combattre. Mais un jour, son docteur, juge que son caractère se dégrade insupportablement sous l’action de l’opium, décide de l’envoyer, manu militari, se refaire une santé sur la côté française.Le contact de l’air marin se révèle un merveilleux remède pour la léthargique demoiselle et prenant goût aux voyages, elle décide de pousser plus au Sud, de ne pas s’attarder en Espagne (« Je trouve les espagnols laids ») et d’aborder le continent africain. Est-ce en souvenir de sa visite marquante – son seul précédent voyage – à l’exposition universelle de 1867 ? Ida se pique soudain de rédiger un carnet de voyage. Elle le voudrait non pas romanesque mais pratique avec des listes de choses à voir, à faire, à emporter…Analyse : (BD Selection)

Ida raconte la naissance d’une aventurière haute en couleurs, décalée, annonciatrice des futures touristes qui ne tarderont pas à partir découvrir d’autres cieux. Ida marque aussi la confirmation d’un immense talent, celui de Chloé Cruchaudet – découverte grâce à Groenland_Manhattan - aux dessins tour à tour charmeurs, exotiques, gouailleurs… tenant tout à la fois de Tex Avery et de Daumier ! Son sens du découpage, de la narration, sa fantaisie font merveille dans cette épopée de roman feuilleton qui donne envie de découvrir au plus vite le prochain épisode.

Mon avis :

Voici un personnage féminin tout en nuances dont on suit la métamorphose.
Original en bien des points tant par le scénario que pour les illustrations aux couleurs audacieuses.

Je garde


Véronique, Brétigny